CAMBODIA

J’AI un casque rouge pour la moto-taxi ; un appart depuis quelques heures (quartier Wat Phnom) ; un boulot sympa et absolument pas rémunérateur au CIST ; un numéro de téléphone (+855 (0) 17 98 36 21) ; déjà gouté les crickets grillés (mais pas encore les tarentules sautées) ; réussi à éviter d’être trempé jusqu’aux os en moins de 1" (saison des pluies oblige) ; quand même été un peu couillon de pas avoir apporté plus de chemises et de pantalons (...plus rien à me mettre sur le dos...) ; AH OUI !!! Et les visiteurs seront bien accueillis !!

JEU CONCOURS : où est le chauffeur ?

jeudi 3 juillet 2008

Voilà la configuration de base pour les sièges conducteur et passager(s) d’un véhicule au Cambodge. En gros, on tient à une petite dizaine dans une berline 5 places, style Toyota Camry :))

Alors, lequel conduit le carrosse ?

Prey Veng et Svay Rieng, sur la route du Vietnam

mardi 1er juillet 2008

Examens d’entrée au CIST

mercredi 25 juin 2008

Un chemin de poussières comme une passerelle tangible dans un univers de terres immergées. Disséminées dans les rizières, quelques têtes se relèvent au passage de notre véhicule : cochons, bœufs, volailles ne manifestent pourtant qu’un maigre intérêt à notre course cahoteuse. Il est 5h30, et tout parait flotter dans les brumes qui filtrent le pâle soleil du matin. Nous sommes quelque part à une cinquantaine de kilomètres de Svay Rieng, tout près de la frontière vietnamienne. Dans cette région, l’une des plus pauvres du Cambodge, la vie est au champ ; on nait et on meurt au rythme des récoltes de riz. Pourtant et pour la première fois à la Romeas Heak High School, une centaine d’élèves attendent de changer leur destin et celui de leur famille. Anxieusement, impatiemment, confiants ou insouciants, tous savent déjà qu’ils vont devoir, près de 4h durant, livrer le meilleur d’eux-mêmes. Je sens déjà la concentration rigoureuse sur les exercices de mathématiques, le grésillement des méninges sur les tests de logiques, et last but not least, la conclusion linguistique qui s’énonce dans le verbe de Shakespeare. Je vois les pupitres en bois rapiécés, des visages affairés, des crayons incertains. Dans quelques minutes et pour un court instant, je prends part à un monde de talent et d’espoir vibrant d’émouvantes tensions.

Escale à Bangkok

vendredi 6 juin 2008

Berlin, ou l’autre Allemagne

mai 2008